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Nouvelles générales | Lundi 10 mai 2010

Portrait d'une jeune communicatrice - Sonia Lachance


Sonia Lachance est conseillère en communication à l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) - région de Québec depuis près d'un an. Après avoir travaillé quatre ans pour le groupe Cossette au sein de l'unité Optimum relations publiques, la jeune femme de 28 ans décide de se diriger vers le côté client. Un changement de cap qu'elle a jugé nécessaire pour sa carrière.

Aviez-vous un attrait particulier pour le domaine de la construction?
Pas vraiment. C'est surtout une suite d'événements qui m'ont menée dans ce domaine. Chez Cossette, j'ai évolué avec plusieurs clients dont la Commission de la construction du Québec et l'APCHQ. C'est grâce à eux que j'ai pu plonger réellement dans ce domaine.

Pourquoi avez-vous décidé de faire un baccalauréat en communication?
À la fin de ma technique en administration, j'ai eu la possibilité de bénéficier de la passerelle DEC-BAC, mais j'ai un peu eu peur de la redondance. C'est pourquoi j'ai préféré ajouter une nouvelle corde à mon arc en me lançant en communication, un domaine qui m'attirait, particulièrement la publicité.

Pourquoi la publicité?
Au début, comme environ 90 % des étudiants qui s'engagent dans cette voie, je voulais créer de la publicité. J'aime particulièrement les idées, le beau, le design... Mais ce qui me plaît aujourd'hui dans mon métier, c'est la stratégie, la pertinence et l'intelligence qui se cachent derrière une idée.

Le programme en communication de l'Université Laval a-t-il répondu à vos attentes?
Oui et non. Je trouve que d'une façon générale, le bac en communication est très théorique. Il forme davantage des « chercheurs » que des « praticiens ». Toutefois, je tiens à préciser que Préambule, l'agence de communication des étudiants du département, est un excellent outil pour ceux qui désirent avoir une expérience plus concrète dans le domaine. J'y ai travaillé deux ans et c'est l'une de mes plus belles expériences à l'université. Bien entendu, Préambule c'est au maximum 40 étudiants. Dans un programme qui en compte plus de 300 chaque année, il est évident que ça ne suffit pas. Je sais toutefois que le Département d'information et de communication a réalisé des changements au sein du programme ces dernières années.

La théorie vous a-t-elle été utile sur le terrain?
Bien sûr! La théorie nous est utile lorsqu'on exerce. Lors de la réalisation d'un mandat, il y a des éléments qui nous reviennent, un peu « à retardement », mais toujours au bon moment. Néanmoins, les métiers de la communication ne s'apprennent pas dans les livres. C'est sur le terrain que nous forgeons toute notre expérience, que notre formation prend tout son sens.

Vous avez travaillé quatre ans pour Le monde de Cossette. Que retirez-vous de votre expérience en agence?
J'ai vraiment adoré mon expérience. Cependant, tout domaine comporte ses avantages et ses inconvénients. En agence, nos mandats sont très diversifiés ce qui est très stimulant. Mais j'ai parfois eu l'impression de ne pas aller suffisamment au bout des choses. Parfois, j'aurais aimé me concentrer uniquement sur un seul client, pour lui proposer des idées allant au-delà du mandat qui m'était confié. Chose que je fais désormais à l'APCHQ.

Quelle est votre plus grande fierté dans votre carrière professionnelle?
Je suis vraiment contente de mon cheminement. J'ai pu évoluer pendant quatre ans au sein de la plus grande agence au pays et y acquérir une grande expérience. J'ai également réussi à sortir de ma zone de confort pour explorer de nouveaux horizons.

Qu'auriez-vous à dire aux étudiants qui obtiendront bientôt leur diplôme en publicité?
J'espère qu'il n'est pas trop tard pour leur dire de s'impliquer et d'acquérir de l'expérience en dehors des cours avant la fin de leur bac. Pour les étudiants, les expériences extrascolaires constituent un moyen redoutable de se démarquer des autres, tout en se créant un réseau de contacts. J'aimerais également leur dire qu'ils doivent avoir confiance en leurs moyens tout en ayant l'humilité d'avouer qu'ils ont tout à apprendre de leurs expériences sur le terrain.