La Société des communicateurs de Québec organise chaque mois un nombre important d’événements visant à favoriser les rencontres entre les différents intervenants du milieu.
La Société des communicateurs offre à ses membres une foule d’avantages tels, des rabais chez différents détaillants, la possibilité de consulter les offres d’emploi, un répertoire des ressources...
15 février 2007
Pourtant seulement 11 % des agences au Québec ont un bureau dans la capitale.
Le mardi 13 février dernier, le Conseil de l’industrie des communications de Québec (CICQ) en collaboration avec la Société des communicateurs de Québec (SOCOM) dévoilait les résultats d’une importante étude concernant notre industrie. Cette analyse conduite par les firmes SECOR et Léger Marketing s’est échelonnée sur plus d’une année. Entrevues, groupes de discussions, sondages, ont permis de situer l’importance du domaine des communications dans l’environnement économique québécois et aussi de mettre en lumière de nombreux constats et les enjeux auxquels les communicateurs feront face au cours des prochaines années.
Dans notre province, plus de 60, 000 personnes travaillent dans le milieu des communications. Les deux tiers sont en entreprises spécialisées (agence de publicité ou de relations publiques). Dans la capitale, ces entreprises sont à la source de 1, 300 emplois directs et indirects. Elles procurent 85 M de dollars en retombées économiques et plus de 15 M en recettes fiscales pour le Québec. Une industrie en santé ? Oui, si l’on se fie à l’étude qui dénote une croissance annuelle de 5 % par année des revenus de ces compagnies, desquels elles dégagent des marges bénéficiaires avoisinant les 15 %. Et l’avenir, qu’en est-il ? Sans vouloir y aller avec l’ensemble des constats soulignés, certains devraient préoccuper davantage les entreprises de notre région.
D’abord, l’industrie est très morcelée. Ainsi 60 % des emplois se retrouvent dans les petites entreprises, c’est-à-dire dans des compagnies regroupant moins de 20 employés. Au moment où les clients de ces entreprises fusionnent pour pouvoir faire face à la compétition internationale, il sera difficile pour ces derniers de rester en partenariat avec des fournisseurs dont la taille ne pourra supporter la demande. Aussi, à peine 15 % des revenus des entreprises spécialisées en communication proviennent de l’extérieur du Québec et c’est encore moins pour celles de notre région. La possibilité de se concentrer dans des niches spécialisées au lieu d’y aller d’une offre globale peut s’avérer une option intéressante dans un contexte de globalisation.
Cependant, ni la formation, ni la main d’œuvre actuelle ne peuvent répondre adéquatement à une telle avenue. Ce qui est davantage préoccupant, c’est le fait que notre industrie tout en étant un acteur économique de premier plan à Québec, n’est pas nécessairement le relayeur de l’identité et de la spécificité québécoise qu’elle devrait être.
Avec près de 75 % des spécialistes en communication ayant comme milieu de vie la région de Montréal et seulement 11 % Québec, les messages véhiculés dans les médias risquent de moins en moins de refléter la réalité des gens de chez nous.
C’est pourquoi j’exhorte mes collègues de Québec de profiter de l’occasion qui nous sera offerte dans les prochains mois, au moment où l’industrie toute entière cherchera à définir son plan stratégique, d’occuper une place prépondérante dans les groupes de travail, afin que soient considérés les particularités et les besoins qui définissent notre région. C’est une occasion inespérée de prendre notre place, c’est à nous d’agir !
Marc Lacroix
Président de la Société des Communicateurs de Québec
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