La Société des communicateurs de Québec organise chaque mois un nombre important d’événements visant à favoriser les rencontres entre les différents intervenants du milieu.
La Société des communicateurs offre à ses membres une foule d’avantages tels, des rabais chez différents détaillants, la possibilité de consulter les offres d’emploi, un répertoire des ressources...
29 novembre 2007
La Société des communicateurs qui regroupe les communicateurs de la grande région de Québec s’inquiète de l’annonce de la fermeture de postes dans les différents médias de la région de la capitale et de la « montréalisation » de ceux-ci.
En face de cette situation, il est à se demander si les positions des tenants et des réfractaires à la convergence sont irréconciliables. D’une part, on nous explique que la réalité de marché oblige les diffuseurs à repenser le déploiement de leurs effectifs et à rationaliser les tâches en fonction des nouveaux médias et de l’accessibilité à la nouvelle qui n’est plus limitée à des facteurs géographiques. Pourquoi une même nouvelle serait-elle traitée différemment selon qu’elle est entendue en région ou dans la métropole ? Aussi, des outils de travail plus performants ne devraient-ils pas permettre de maximiser la diffusion de la nouvelle à travers plus d’une source d’information ? Ce qui est le fruit d’un artisan de la télévision doit-il se limiter à la télévision ?
D’autres parts, il est question d’exprimer une réalité locale par des gens qui vivent et comprennent cette réalité. Qui a besoin dans la capitale de connaître l’état de la circulation sur les ponts de la métropole ? Qui à Blainville se soucie de la course à la mairie de Québec ? Pourtant dans un cas comme dans l’autre, l’information demeure des plus pertinentes selon le lieu de résidence de celui à qui l’on s’adresse. La réalité est que Québec n’est pas en banlieue de Montréal et l’inverse non plus.
Il est vrai que l’information concernant les activités parlementaires à Québec concerne toute la population québécoise et que ce n’est pas un traitement régional de cette information qui en changera la compréhension. Il en est de même pour les grands événements sportifs et culturels. Ces événements ont une portée GLOBALE et ont certainement avantage à être traités comme tel.
Par ailleurs, d’autres enjeux dits nationaux ont une consonance nettement différente en fonction des régions. Les accommodements raisonnables ont une tout autre signification selon qu’ils sont analysés à partir de Montréal ou du Saguenay. Il en va de même pour l’achat de l’ALCAN par Rio Tinto. L’aspect LOCAL de telles nouvelles importe vraiment.
C’est pourquoi les grands médias, tout comme les grandes marques qui réussissent actuellement sur les marchés internationaux, auront eux aussi à « GLOCALISER ».
À la Société des Communicateurs, nous pensons qu’aucune grande marque ne capture différents marchés en édulcorant son essence à un point tel qu’elle devient insipide, incolore et inodore. Aucune grande marque non plus ne s’impose à la diversité avec un message unique et inadapté aux réalités de marché. Aujourd’hui il n’est plus possible d’informer que sur une base locale et avec la même façon de faire qu’il y a dix ans. Ce n’est plus la réalité. L’information doit être véhiculée par des médias adaptés à la globalisation mais qui tient compte aussi du facteur local si elle veut être efficace, pertinente et appréciée.
La capitale nationale regorge de très bons communicateurs travaillant pour des médias en quête d’excellence et de succès. Si le talent de communiquer ne dépend en rien de la géographie, l’information elle, ne peut l’exclure totalement. Il faudra dans un avenir rapproché tirer profit de cet état de fait et la « GLOCALISATION » des médias peut faire partie de la solution.
C’est ce que la Société des communicateurs croit et elle fera tout ce qu’elle pourra pour favoriser cette façon de voir et de faire.
Marc Lacroix
Président
La Société des communicateurs
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